La vie de la section (hiver 18-19)

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Armigschnubel (2412), 9 février

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Chef de course : Laurent Torriani

19 participants

Compte-rendu :
C’est sous une petite pluie fine que nous nous mettons en route pour le Kiental. Que nous réserve cette journée ?
Arrivée sur place les premières éclaircies arrivent et c’est sous un ciel clément, que nous entamons les premiers 400m en télésiège.
Ensuite après s’être équipés nous nous engageons dans l’étroit vallon ombragé qui va en direction de l’Armigschnubel. Il a un peu plut durant la nuit et la neige est très humide. Le début est pénible car les peaux sabotent …surtout pour les traceurs…
Plus haut la neige devient plus froide mais très irrégulière due au travail du vent qui a probablement soufflé en tempête !
Un petit goulet avec quelques conversions athlétiques nous amène vers 2000m. sur le plateau au pied du sommet.
Nous nous dirigeons par le versant ouest sur l’Armigschnubel évitant ainsi les congères dangereuses. Par contre nous devons nous faufiler entre les cailloux car le vent a par endroit soufflé toute la neige jusqu’au sol. Nous débouchons sur le dos sommital dans une belle lumière et sous une « brise » soutenue de sud-ouest !
Une photo de groupe et nous entamons la descente en versant est qui est par chance bien enneigé. Par contre la poudreuse est rare et s’est dans toutes les variations de « carton » que nous tirons nos bananes.
Le soleil revient pour le pique-nique de midi sur le petit plateau. Une petite montée pour remettre la machine en marche et nous redescendons par nos traces de montée, car le danger d’avalanche est vraiment trop élevé aujourd’hui pour tenter une descente sur la vallée du Kiental.
Le petit goulet, point chaud de la journée, est descendu un à un, puis nous recherchons tant bien que mal la meilleure neige dans le dédalle de zastrugis.
Bientôt nous débouchons sur les pistes du télésiège et profitons de conditions printanières en neige gros sel pour la fin de la descente.
Malgré une météo moyenne et un risque d’avalanche marqué, c’était finalement une bien belle journée. Un grand merci au 19 participants pour la bonne humeur et l’esprit positif.


Chasseral, 3 février

Course de remplacement. Course initiale : Rauflihorn

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Chef de course : Jean-Christophe Perrin


Schopfenspitz (2014m), Plan Tissiniva (1884m), 26 et 27 janvier

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Chef de course : Nicolas Moeschler

10 participants

Samedi, Fochsenflue et Schopfenspitz depuis Jaun

Transportés jusqu’à Jaun par l’entreprise Carnal, de nos besaces nous sortons une alignée d’outils d’peau d’phoqueur affutés. Sur la montée de l’Euschelpass personne, pas même le cuisinier du Ritzli Alp pour nous préparer le meilleur Rösti du monde hélas remplacé illico par un biscuit noisette congelé aussi dur et raide que la descente promise. L’étroite arête de la Fochsenflue impressionne et en la contournant nous trouvons une subtile et magnifique descente combinée de 2 couloirs. Depuis le collet sous le Schopfenspitz les choses se compliquent et nous devons nous encorder. Merci Fano d’en avoir toujours une qui traine au fond de ton sac ! Une couche de glace recouvre les mottes d’herbes que le vent a balayées. La visibilité diminue à vitesse grand V. Sous la raide pente sommitale, une prudente descente en dérapage nous amène vers des champs de neige moins exposés absents de brouillard et de vent. Aux bains à Charmey notre suite de programme tombe à l’eau… plus pleins que nous après 2 bières on renonce à faire la file pour y entrer. L’idée avait déjà bien ratissé le cerveau de tous les modzons du coin. A ce propos, savez-vous comment drague un gruérien ? Et qu’en plus cela marche à tous les coups ? Je vous en livre ici le secret. Regardez la belle droit dans les yeux, prenez votre respiration et dites d’un trait : Detchu ! T’as les yeux qui brillent, comme un modzon avant les saillies ! Un chaleureux accueil et un délicieux repas à l’hôtel Le Gruyérien à Morlon nous permet de bien récupérer de notre journée somme toute assez éprouvante.

Dimanche, Plan Tissiniva dans la vallée du Motélon

A cause des forts vents le danger d’avalanche remonte et passe de 2 à 3, à quoi s’ajoute une visibilité quasi nulle au-dessus de 1800 m. Je change de destination et nous partons pour Plan Tissiniva. Avant de visiter la maison des ours polaires nous nous habillons chaudement et gagnons la crête en file indienne telle certains mammifères méticuleusement alignés et peints sur les poyas. Les rafales de vent ont bien failli emporter les plus légers. Le grésille nous a fait découvrir les bienfaits du peeling à -37.2° le matin et éveiller les souvenirs d’une Béatrice Dalle déguisée en nuage. Heureusement que sur la large crête nous avons pu progresser normalement et entrevoir un timide rayon de soleil perdu au pied de la Dent de Brenleire. L’impressionnante entrée dans le couloir a permis aux courageux et irréductibles de s’engager dans la pente pour éprouver le grand frisson. Remerci Fano pour ta recorde ressortie de ton ressac comme disait Tabarly. Les derniers virages s’enchaînent en slalomant d’une motte à l’autre dans les pâturages et c’est en traversant un dernier morceau de forêt décrit comme chaotique que l’on arrive en skiant aux voitures.


Formation avalanches, 20 janvier

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Chef de course : Laurent Torriani

38 participants

Compte-rendu :
Samedi en fin de journée 4 chefs de course et un cuisinier se mettent en route en direction de la métairie de la Neuve. Leur but, préparer d’une part la soupe pour le diner du lendemain et d’autre part la potion pour le cours de formation avalanche.
Pendant de longues heures et jusque tard dans la nuit les 5 compères préparèrent et brassèrent la potion avec ardeur, énergie et bonne humeur.
Au petit matin, la métairie de la Neuve revêtit ses plus beaux atours pour accueillir les 30 participants à la journée de formation.
Un dernier petit dernier ingrédient est ajouté au chaudron et une première partie de potion fut distribuée à toute l’assemblée installée confortablement au chaud.
Ensuite c’est dehors et sur 4 sites différents que la potion fut distribuée parcimonieusement à chaque participant.
La recette pour la soupe de midi peut-être demandée à Pierre qui l’a préparé avec amour. Quand à celle de la potion magique, les ingrédients suivants ont été mélangés avec beaucoup d’attention et d’adresse:
De la neige en plaque et poudreuse, de la pluie, du givre, une pincée de sucre, un peu de soleil et de vent. Le tout pimenté de pente, de 10/5/3, de versants E-N-W-S, de 3x3, de 2 petites conversions et d’un rappel.
Le mélange a été brassé avec pelle et sonde, vibré avec des ondes de 457kHz et transformé en mousse par un airbag.
Un ingrédient secret a été ajouté au dernier moment et complété au fur et à mesure de l’avancement de la journée. Cet ingrédient est le liant indispensable de cette potion.
Un grand merci aux 8 magiciens de ce jour !

Le parcours en vidéo


Turnen 2079, 19 janvier

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Chef de course : Richard Mamie

22 participants

Compte-rendu :
Première course administrée avec le nouveau système d’inscription on-line, préparé par Daniel. Excellent outil, merci aux concepteurs. On tire la liste une fois les inscriptions closent on fait un groupe whatsapp et tout roule on presque, voir plus bas.

La semaine précédente est agitée et incertaine pour ce qui est des risques d’avalanche. La marque reste sur 3 pour ce samedi 19.1. Les températures sont basses, on n’a plus l’habitude. Avec Jean-Marc, collègue chef de course, on renonce à geler nos débutants sur le plateau de l’Engtligenalp pour se rabattre sur le Turnen dans le Diemtigtal.

Premier couac du matin, le restau du café est fermé malgré notre annonce. On pousse jusqu’à Grimialp. On sort le patron du lit mais bon, on est au chaud est le café est servi. Un poil de théorie, distribution des DVA prêtés et retour à Zwischenfluh, au pied du Turnen

Deux groupes sont constitués est c’est parti par une jolie gorge, puis un pâturage, quelques virages dans la forêt et nous voici au sommet plat du Turnen. Retour par la crête à l’est, belle descente en poudre jusqu’au point de pic-nic. Une bonne partie de l’équipe grimpe sur l’Abendberg, 200m plus haut, histoire d’arrondir la dénivelée du jour.

Bon anniversaire à Yvan, retour par un chemin puis la descente dans une neige mixte


Freeride Arolla, 11-13 janvier

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Chef de course : Gilles Berlincourt

13 participants

Vendredi, RDV à Sion 8h15. Il a fallu quand même mettre une heure de réveil assez matinale pour y arriver.. mais tous les participants sont là à 8h05.. c’est dire la motivation. Par contre le thermomètre lui n’est pas décidé à monter bien haut.. C’est par -14,5° que nous sortons des voitures.. ouf..à -15° une participante renonçait ! Des pentes de neige vierges de partout.. et personne dans la station, si ce n’est qq clubistes du pied du Jura. Du très beau ski sous les Monts-Rouges, le passage par l’étroite cheminée de Plan Tsardon (à défaut du String) et une descente par les alpages de Praz Gra. Après le souper, quelques beaux échanges de ballons au Baby-foot nous aident à digérer la fondue aux tomates !

Samedi, 8h30 à l’hôtel de la Tsa. L’équipe est complète. Un dernier café et tout le monde est aux pieds des pistes à 9h00. Le froid est nettement moins piquant que la veille .. le ciel et le paysage toujours magnifique. Le programme ambitieux, élaboré la veille dans l’euphorie des espaces blancs à tracer, sera difficile à réaliser par un groupe de 13 personnes. Du coup une partie ira faire le couloir Est de la Rousette avec Nico, tandis que nous irons se gaver de descentes plein sud, en face du Pigne et du Mont Colon. L’après-midi, départ de la buvette direction Col de la Cassorte. Une belle trace, avec des conversions idéales nous amène jusqu’à …50 cm du Col…une marche nous oblige à enlever les skis. On retrouve le soleil avec sa lumière rasante de fin de journée-…magnifique vue sur le vallon des Dix, du Cheillon au Mt-Fort. Descente assez pentue sur les 200 premiers mètres du Glaciers des Ignes ou plutôt ce qu’il en reste. Toujours de la belle neige dans l’immense pente au-dessus des cascades, ce qui laisse à chacun l’espace suffisant pour graver sa trace pour l’éternité …c-à-d- jusqu’au soir, avant les grosses précipitations attendues. Souper, puis soirée au Kurhaus avec de belles parties tournantes de ping-pong. C’est sous une averse de neige .. ,comme annoncée, que nous allons nous coucher.

Dimanche, réveil par le passage du chasse-neige…déjà 30 bons centimètres…et ce n’est pas fini. « Ça pose » très fort ! La journée commence donc par le déblayement des voitures et la pose des chaînes, totalement maitrisée. Après les recommandations de prudence, tout le groupe part très motivé à l’assaut du seul téléski en fonction. La poudreuse monte jusqu’au cou, les sourires et les YOUUUHOOHOU jaïssent de partout. La visibilité est bonne, malgré la neige qui tombe abondament. Après un bonne dizaine de descentes, à pousser la neige avec les jambes.. les muscles se font gentiment sentir. Apéro dans la superbe yourte du bas des pistes, la suite se poursuit pour certain avec un bon repas au Kurhaus et pour les plus intrépides une rando d’une heure jusque dans les hauts de Guitza, avec pour récompense une inoubliable descente de folie, quasiment en apnée, avec de la neige jusqu’…. au fond de la bouche ! Encore une fois cette région d’Arolla nous a gratifié de 3 jours de plaisir intense. Merci à tous pour ces grands moments de partage en montagne.

2e partie des photos


Fondue à Chasseral, 8 janvier

Compte-rendu :
Pour se début d’ année nous nous sommes retrouvés à 13 mardi dernier pour monter sur notre montagne préférée de la région. La neige est arrivée juste à temps pour convaincre une majorité de skieurs de chausser leurs lattes. Quelques- uns en raquettes et Laurent à fini à pied après avoir perdu une pièce de sa fix . Super ambiance à la métairie, encore un grand merci à Gilles pour s’être occupé du matos pour la saison.
Et le bouquet, c’est que nous avons fêté et chanté les 50 et quelques années d’Alex .
A bientôt pour de nouvelles aventures …
Jean-Christophe


La Märe (2087m), 15 décembre 2018

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Chef de course : Nicolas Moeschler

10 participants

Compte-rendu :
Brouillard, froid, grisaille, solitude, dépression… alors qu’au loin se dessinent lumière, ciel bleu, soleil à foison, poudreuse, vie en rose, bonheur à l’état pur, des amis, un Gantrisch accueillant, une course en boucle… -> vive la vie !!!
Les premières précipitations de l’année ont changées le paysage et surtout confirmées notre destination. 1h15 de voiture, un café, 1300m de dénivellation, au moins 3 pauses, 5h30 de balade, une bière pour la route. La fondue ce sera pour une prochaine fois… et tout cela en même pas une journée… -> vive la vie !!!
S’équiper sur le parking à -11° ça réveille au point que même les pas de vis des fixations gèlent. Heureusement que Stefan a, pour sa première course pu nous dévoiler ses talents de bricoleur. Belle montée à travers des forêts, des pâturages et un final assez raide à négocier en conversion entre et sous les rochers proches du sommet. Dans le large couloir du Seebergpochten on a trouvé de la poudreuse juste bien déposée et de méchants cailloux juste bien enfouis.. La deuxième montée de la journée nous a permis d’atteindre - à l’extrémité sud de l’arête du Stäckhüttenghürn - le Ritzvannelspass et basculer pour retrouver nos voitures non avoir effectué un gymkhana bien coté sur l’échelle de Richter.
A défaut de pelures de bananes ou mottes gelées sur les pierriers, nos semelles ont été fortement sollicitées… espérons que la prochaine fois nous pourrons laisser nos skis-cailloux à la maison. Mais à tout prendre, jour blanc dans 2 mètres de carton ou soleil, peu de neige mais poudreuse ??? Fais ton choix camarade. J’en connais 9 qui re-signeraient.
La saison du CAS La Neuveville est ouverte… -> vive la vie !!!


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